commentaires et photos de concerts

Mercredi 16 novembre 2005
Une charmante soirée pas académique

Journée événement pour Olivia Ruiz, ce 14 novembre 2005 était le jour de sortie de son deuxième album « Femme chocolat » et était également le début d’une tournée entamée par une date à La Cigale. Des gens de tous les âges étaient venus nombreux. Bien loin, ces jeunes personnes, bercées par la Star Académie et venue curieuses d’approcher une star de la télé. Celle qui connut la magie de la première édition de cette émission s’est bien construite un public propre détenant une certaine culture de la chanson. Ne rentrons pas dans ce débat de savoir qui peut prétendre avoir la valeur de la chanson française mais Olivia Ruiz se rapproche plus d’une chanson plus authentique.

En laissant Chet ouvrir sa soirée, Olivia Ruiz a montré sa reconnaissance envers cet artiste qui l’a beaucoup aidé à ses débuts. En effet Chet, au-delà de lui avoir écrit deux textes sur son premier album et un sur ce deuxième album, est un artiste très proche de la chanteuse.

Dès le début du concert, elle met en confiance le public en chantant les chansons de son premier album. On perçoit déjà une énergie fraîche qui bouscule. Très à l’aise sur scène, elle s’exprime aussi très bien avec son corps. Ses origines hispaniques lui ont donné de nombreux atouts pour la scène. Au moment d’entamer son nouveau répertoire, elle nous pose le décor de ce premier album. Sans trop en dire, elle livre les sentiments qui l’ont gagnés pour composer ce nouvel album. Invité de qualité, Christian Olivier, le chanteur des Têtes raides, l’a rejoint pour le duo « Non-dits ». Moment de partage entre ces deux générations de chanteurs, il s’agissait d’une chanson bien emmenée où l’on a senti une réelle affection pour cette personne. En effet, elle balance une fois le morceau terminé : « c’est quand même la classe d’avoir comme guest Christian Olivier ! ».
Les nouveaux morceaux ont l’air de prendre dans le public. À vrai dire on est un peu pris sous le charme par cette voix qui évoque une certaine Edith Piaf et par cette réelle énergie qu’elle dégage à travers ses danses. Possédant un spectre musical assez large, elle est aussi capable de laisser l’énergie pour s’attacher à une chanson plus dépouillée, plus intime. Pas toujours très juste, elle arrive néanmoins à créer une émotion avec des moments de douce accalmie. Artiste vivant sa musique beaucoup de l’intérieur, on est absorbé par ce visage qui semble intérioriser des sentiments très forts. Avec le Yukulélé que le guitariste venait juste d‘apprendre il y a seulement trois semaines, on voyage sur les terrains de la légèreté et de l’enfance. À ce moment, la touche de Mathias Malzieu, chanteur de Dionysos et co-producteur de l’album, se fait sentir par l’utilisation de cet instrument au son si particulier. Il est vrai que ces deux univers sont assez voisins avec ces promenades dans l’insouciance  et la candeur de l’enfance.
Quand elle entame « le tube » du premier album « J’aime pas l’amour », on perçoit un public conquis qui chantent les paroles par cœur. La manière dont elle parle de l’amour sur cette chanson la rend si singulière par rapport à ce que distille une certaine variété radiophonique.
Thème de son nouvel album, la famille participe beaucoup, au propre comme au figuré, à son spectacle. Pour introduire sa chanson « Thérapie de groupe » où elle parle de son souhait de se livrer en famille, elle a même du mal à exprimer ses sentiments profonds, sachant que sa famille se trouve présente dans la salle. Elle entreprend même d’apostropher son frère qui l’a accusé de ne plus pouvoir « se lever de filles » après ces confidences. La fin du concert est marquée par les duos avec son père un peu intimidé, accompagné d’un proche qui a lui aussi subi cette émigration forcée sous le régime de Franco. Ces deux chansons en espagnol révèlent encore une fois son attachement à ses racines espagnoles.

La prestation très efficace s’achève après deux rappels, elle s’attarde à remercier les gens qui l’ont aidé, salue le public, puis quitte la scène laissant un public rempli d’un sentiment frais très positif. Une artiste très insolite dans le paysage de la chanson française actuelle, une véritable artiste pas académique.


Discographie:
"j'aime pas l'amour" Sortie octobre 2003 (Polydor/Universal)
"La femme chocolat" Sortie novembre 2005 (Polydor/Universal)

Pour voir la chronique de l’album « La femme Chocolat » cliquer ici
Pour écouter l’interview réalisée le 15 novembre 2005 à Paris cliquer ici

Site officiel:
www.olivia-ruiz.com
Par galerne
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Jeudi 24 novembre 2005

Un Constantin débranché

 

Le mardi 8 novembre dernier se déroulait, à l’Olympia, le 4e prix Constantin qui a vu la consécration de la très singulière Camille avec son album « le fil ». Alain Bashung, président du jury, aidé par des journalistes, programmateurs et disquaires, a eu la difficile tache de choisir entre les 10 artistes sélectionnés.

 

Soirée débranchée pour deux raisons distinctes. D’une part, il a fallu faire preuve d’une grande patience pour assister à cette soirée car les problèmes techniques ont rallongé la cérémonie de plus d’une heure. Imposer un changement de matériel entre chacun des 10 artistes a provoqué plusieurs disfonctionnements dans les branchements de micro, pédales et autres ordinateurs. Ceci a même obligé Naguy à meubler des grands moments de solitude et à certains artistes d’improviser. D’autre part, les 10 artistes présents -excepté peut-être Amadou et Mariam qui ont bénéficié d’une grande promotion- ne sont pas encore passés par le martelage radiophonique et autre communication médiatique à outrance. Ces artistes se sont fait remarquer par leur originalité et apparaissent à l’opposé de ces artistes branchés de la variété.

Après Mickey 3D en 2003, Cali en 2004 et Camille en 2005, Ce prix Constantin s’impose un peu plus chaque année et commence à se faire un nom à côté des très glorieuses Victoires de la musique. De plus, en voyant les deux partenaires de l’événement qui sont Télérama et France Inter, on constate qu’on est face à certains choix culturels.

Ce prix est donc un hommage à Philippe Constantin, producteur décédé en 1996 et réputé pour son flair et sa curiosité. Le but de ce prix est d’abord de récompenser une figure montante de la scène française pour le vainqueur, mais aussi de faire remarquer les 10 finalistes de ce prix. Déjà les dix artistes sélectionnés apparaissent comme les dix meilleurs albums de l’année selon le jury (sélection faite à partir de 185 disques sortis en 2005). Il est également à noter cette image de découvreur de talent. En effet, comme on a pu le voir avec Mickey 3D et Cali, tous deux ont remporté l’année suivante au moins une victoire de la musique. Concernant Camille, on ne l’imagine pas revenir bredouille des Victoires de la musique en 2006…

 

Petites appréciations de la prestation des artistes

 

La cérémonie s’ouvre avec un duo, Alain Bashung et Tiken Jah Fakoly, qui reprennent « plus rien ne m’étonne » de ce dernier. La voix chaude de l’Ivoirien s’accorde parfaitement avec la voix plus rocailleuse du président de cette édition 2005. S’en suit un autre duo avec Carla Bruni moins efficace car il manquait cette justesse de chant entre eux. Cali entre en scène sous les applaudissements pour accompagner Alain Bashung sur une reprise de Dutronc. Sa manière si originale de bouger s’oppose à la posture plus figée de ce dernier. Les classiques de l’auteur de « Fantaisie Militaire » dont « La nuit je mens » finir une demi-heure de set efficace.

 

 

 Après l’entracte, c’est à Bertrand Bertsh qui revient de débuter. L’un des artistes les plus méconnus pose une ambiance intimiste sur la salle de l’Olympia avec sa chanson « Tournicotons ». Dans une sorte de ronde tourbillonnante et envoûtante, Il s’agissait pour beaucoup d’une porte-fenêtre pour la découverte de son univers.

La fameuse Camille enchaîna ensuite sa chanson qui lui a ouvert les portes des radios « Ta douleur ». Maquillée de coups de crayon sur une joue représentant un fil, elle lance « ya quelqu’un ? » au public baigné dans le silence.  Cette artiste qui affiche complet à tous ses concerts reçue une véritable ovation du public une fois sa remarquable chanson achevée.

Franck Monnet poursuit dans un registre assez dépouillé une chanson intime. Accompagné de deux cœurs et de sa guitare, il a peut-être réussi à charmer quelques personnes du public avec sa chanson « T’aimer », mais il est vrai qu’il navigue dans un registre pas toujours très abordable pour tout un chacun.

Après avoir connu des problèmes de branchement et notamment d’ordinateur à l’origine de ces fameuses boucles. La prestation de Nosfell, certes bonne, a été en parti gâchée par des problèmes de sono. Avec un bassiste dégageant une ambiance tendue, l’artiste pieds nus émanant des images et des sensations se tient dans une posture étrange. Cet homme atypique, qui a inventé sa propre langue pour créer ses chansons, a  sûrement troublé voir séduit le public. Anticonformiste dans sa démarche, il a longuement défendu son travail unique face aux questions de Naguy spécifiant une totale liberté de création.

Anaïs a eu le droit de patienter en attendant de résoudre des problèmes techniques. Cette jeune artiste, qui a gagné le tremplin du Printemps de Bourges 2005, se mouilla même à quelques improvisations pour meubler l’attente. Seule avec sa guitare et sa pédale de boucle, elle a réussi à captiver le public avec sa chanson pleine de dérision sur l’amour « Mon cœur mon amour ». Une grosse personnalité pas le moins intimidée par cette cérémonie. Une artiste attachante qui s’offrit même le luxe de faire participer le public sur la fin de sa chanson.

Camille Bazbaz accompagné de son groupe chante, quant à lui, une chanson à la couleur du sud : « sur le bout de la langue ». Cet artiste, après avoir beaucoup galéré, trouve aujourd’hui un certain public. Même si son univers n’est pas forcément très abordable, sa lente ballade a sans doute charmé des gens.

Pauline Croze seule à la guitare confirma sa notoriété grandissante avec ce titre si entêtant « T’es beau ». Une prestation efficace qui a prouvé une belle évolution dans la maîtrise de ses chansons sur scène. Une artiste timide qui dévoile ses talents par la chanson pour notre plus grand bonheur.

Albin De La Simone avec sa chanson « Non merci » ranime la soirée avec des grosses guitares. Accompagné de son groupe, il tente de convaincre mais celui qui a commencé par être musicien et arrangeur rentre difficilement à mon goût dans le rôle de chanteur. Pas toujours très juste dans la voie, il a néanmoins réussi à dégager une certaine énergie.

Nominé pour la deuxième fois en trois ans, Alexis HK a emmené sa chanson « Coming out » d’une très belle manière. Avec une énergie contenue, cette chanson d’une écriture assez alambiquée dégage une atmosphère de sérénité et de quiétude. Toujours là où l’on ne l’attend pas, il modifie sa chute de chanson par une critique humoristique sur les députés UMP. Son clin d’œil confirme sa démarche pleine de dérision dans laquelle il évolue avec succès.

C’est à Amadou et Mariam qu’il revient d’achever cette sélection. Entourés de nombreux musiciens, ils amènent avec « Dimanche à Bamako » une atmosphère au couleur de l’Afrique dégageant un certain esprit de fête. Même s’il ne s’agissait pas d’une découverte pour beaucoup de gens, on ressort néanmoins attendri par la complicité de ce couple non-voyant.

Enfin, Bashung revient annoncer le vainqueur du prix. Sans réelle surprise c’est Camille qui repart avec le fameux trophée en forme avion. Digne d’elle même, Camille sort quant même « j’ai envi de faire pipi », lorsque Naguy lui demande ses impressions sur sa victoire. Embarquée dans des remerciements interminables qui finissent dans une grande dérision, elle démontre encore une fois son caractère si singulier.

 

La soirée se termine par la chanson de Camille « les divorcés » où l’on retrouve tous les artistes invités. Conçue dans l’improvisation, ce mélange artistique ressemblait à un concept assez confus où on a pu apercevoir certaines implications.

Par ailleurs, Pauline Croze a eu la chance de repartir quant même avec le prix Coquadix accompagné d’un prix de 20 000 euros, juste récompense pour cet artiste que l’on repartira très certainement.

Une longue soirée où l’on a beaucoup appris sur les talents de demain. Dommage que ce soit une artiste qui n’ait pas nécessairement besoin de ce coup de pouce pour être reconnue. Au final, c’est une artiste atypique avec une grande liberté de création artistique qui a gagné. Certainement le début d’un long chemin pour Camille.

 

programmes.france2.fr/prix-constantin/14796474-fr.php

Par galerne
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Vendredi 25 novembre 2005

L’éternité d’un instant rock

Romain Humeau faisait escale ce 23 novembre 2005 au Bataclan pour une soirée toute particulière. Le chanteur d’Eiffel, pour un temps en solo, en a profité pour invité des gens qui comptent beaucoup pour lui sur cette date parisienne. Même si la salle n’affichait pas complet les personnes présentes étaient venues en fan. Ce chanteur draine décidément un noyau de fan qui vont de l’adolescent énervé, au punk avide d’énergie en passant par les véritables fans de rock n’ roll. C’est donc sans fioriture que Romain Humeau a craché son rock parfois agité quelques fois contenu mais toujours dégagé avec le charisme qui le caractérise. Car Monsieur Humeau s’exprime largement par son corps pour vivre et transmettre le plus naturellement du monde son énergie. C’est bien à un homme vivant pleinement l’éthique Roll n’ roll, qu’on a pu admirer ces fluctuations de tension.

Ne détenant pourtant que d’un seul album en solo, il a tout de même donné un concert qui a duré quasiment deux heures découvrant au passage de nouveaux morceaux. Il a ce talent de contenir une vive énergie pour mieux l’extérioriser ensuite. Avec une musique brute et frontale, il a fait bouger des personnes totalement conquises par ses rifs rugueux. Retravaillant totalement son album pour la scène, l’ajout de nouveaux instruments (notamment le violon) pour cette date parisienne ont donné un autre aspect aux chansons de « l’éternité de l’instant ». Il est vrai qu’il faut vraiment bien connaître Eiffel et Romain Humeau pour sentir une différence pas si évidente entre les deux projets. Échangeant très facilement avec son public, il donne l’impression d’un artiste qui est encore à soi car pas encore très médiatisé. Ses nouveaux morceaux majoritairement en anglais paraissent moins évidents d’approche mais dégagent toujours ce côté primitif et épuré. Finissant son concert par un grand remerciement à ceux qui l’ont aidé, cette date semblait refermer un chapitre où Romain Humeau s’est épanoui à sa guise. Reste à attendre le prochain Eiffel pour savoir si ce talent prometteur aura exploré des terrains qui lui auront été bénéfiques.

Le public en redemande et l’enthousiasme a du mal à redescendre. Après plusieurs rappels, il quitte enfin son public de la plus belle manière par cette chanson si bien construite « Tu reste mon ami ». Une soirée au rock brut dans une convivialité chaleureuse.

Pour voir la chronique de l’album « L’éternité de l’instant » cliquer ici

Discographie :
« L’éternité de l’instant » Sortie en mars 2005 (Labels/EMI)

Site officiel:
www.romain-humeau.com

Par galerne
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Vendredi 6 octobre 2006
Des racines dans la chanson à plume et des ailes prometteuses vers le succès  

Ce 3 octobre 2006 ressemblait à une journée événement pour Renan Luce et son public déjà si nombreux. Il fallait avoir eu beaucoup de chance et avoir montré de la curiosité pour être au Café de la danse ce mardi. Complet depuis plus de deux mois, ce premier concert parisien faisait écho à son 1er album "Repenti", sorti seulement depuis le 24 septembre.

"Sans indiscrétion, vous attendez pour un appartement ou un travail?" demande une dame s’intrigant devant la longueur de la file d’attente. "Non, c'est juste le premier concert d'un nouveau talent qu'on verra très vite en haut de l'affiche", lui répond-t-on. Alors même si la dame ne connaît pas encore ce protégé de Bénabar, ce ne sera certainement plus le cas dans quelques mois. Très hétéroclite, ce public a au moins une chose en commun: avoir traîner sur Myspace ou avoir vu ses premières parties de Bénabar avant l'été. Seulement 8 jours après la sortie de son album chez Barclay, on sent dès les premières chansons, un public conquis et même très connaisseur. Un murmure de voix accompagnera les paroles de Renan Luce durant tout le concert. Lorsque Renan et ses trois musiciens donnent un autre relief aux chansons de l'album "Repenti", le public des premiers rangs rajoute les subtilités rythmiques et les coeurs déjà entendus sur l'album. Le jeune artiste de 26 ans commence sa prestation intimiste avec délicatesse par le titre « Le Larcymal Circus ». Le titre "Les voisines" en rotation radiophonique depuis l’été mis, dès le début, tout le monde d'accord . Il a fallu attendre "Monsieur Marcel" pour électrifier cette ambiance rêveuse. Devant l'intensité des applaudissements, Renan Luce, encore habitué aux endroits confidentiels, s'excusait presque devant l'ampleur de ce succès. Il aura simplement lâché quelques "merci", mais on le sentait assurément touché derrière son apparente timidité. Point besoin d'une demi-douzaine d'instruments, juste quelques accords dépouillés et une voix enchanteresse suffisent à remplir cette salle du Café de la danse d'un léger nuage de quiétude et de suavité. L'artiste choisit de jouer sa chanson "Repenti" en guitare/voix, mais cette formation minimaliste suffit à dégager une émotion épique. On peut déjà s'avancer que cette chanson donnant le titre à ce 1er album a le potentiel d'un tube en radio. Jean-Louis Piérot des ex-Valentins, réalisateur de cet album ambitieux, vient rejoindre le quatuor pour jouer "Nuit blanche", également un des titres forts de ce premier opus. Pourtant moins péchus, des titres comme "Mes racines" ou "24h01" imposent un silence réceptif et admiratif devant cette émotion à fleur de peau. Bercé par Georges Brassens depuis sa tendre enfance, Renan Luce rend hommage au poète moustachu en reprenant "L'orage". D'une grande justesse, l'artiste a su à merveille réactualiser et faire revive cette chanson de 1960.  Après le rappel, Renan décide de conclure de la plus belle manière son concert avec "La lettre". La rythmique est sur scène et les coeurs dans la foule. Le public séduit, en redemande. Ce dernier le pousse avec des applaudissements chaleureux à rejouer "Les voisines", "car je n'ai plus de chanson" explique l'artiste. Le public debout, est d'avance preneur et cette soirée se termine dans une joyeuse satisfaction d'avoir été à cette première Parisienne.

Un talent incontestable, même si sa prestation manquait un peu de rythme et de rapport avec le public, mais sa longue tournée annoncée lui apportera cette expérience et cette assurance. On peut déjà s'avancer qu'il ne tardera pas à jouer dans les salles les plus mythiques et les plus populaires. Les plumes de Renan Luce vont assurément laisser des traces dans le grand livre de la chanson française.
Par Jérémie Galerne
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus